mardi 27 décembre 2016

Jeu de société : 7 Wonders Duel


      7 Wonders Duel est la version pour deux joueurs du jeu du même nom. Il s'agit d'un jeu de société de type stratégique où l'on accumule des bâtiments et des ressources au fil des âges afin de dominer son adversaire.

Ce divertissement propose différentes stratégies :
  • victoire scientifique (6 symboles de cartes scientifiques différents accumulés - victoire immédiate)
  • victoire militaire (10 points militaires sur la frise correspondante - victoire immédiate) 
  • victoire par points (comptage à la fin du troisième âge du total accumulé).

Il y a donc trois âges représentés par trois pyramides de cartes disposées successivement au milieu de la table. Chacun son tour, chaque joueur peut soit construire une carte bâtiment (avec ses ressources, des pièces ou des bâtiments déjà possédés qui affichent le même symbole que celui sur la carte désirée), défausser une carte de la pyramide pour obtenir des pièces ou construire une des quatre merveilles qu'il possède en sacrifiant également une carte ce qui activera le pouvoir de cette dernière. 

Ainsi, les stratégies peuvent variées en court de partie et il faut faire attention au facteur chance liés à l'ordre de composition des cartes de la pyramide de l'âge. D'autres cartes comme celles des bâtiments de commerce apportent des subtilités sur le style de jeu adopté en attribuant différent bonus pour l'achat de ressources par exemple. Au cours de la partie, il y a également 6 jetons disposés au sommet de la frise militaire que l'on peut obtenir au cumulant deux symboles scientifiques similaire (1 jeton au choix par paire de symboles) et qui attribuent des pouvoirs spéciaux aux joueurs (exemple : un jeton permet au joueur A de récupérer toutes les pièces payées à la banque par le joueur B lorsque celui-ci achète des ressources).

Le jeu est plus simple qu'il n'y parait. Esthétique, facile à prendre en main, très plaisant fasse à un joueur habitué car le facteur chance reste important même s'il n'est pas dominant. Les parties durent environs trente minutes et sont globalement assez équilibrées même si il arrive exceptionnellement que l'on sente sa défaite arrivé très tôt dans la partie. 

lundi 26 décembre 2016

Jeu vidéo : The Last Guardian

Plateforme : PS4
          The Last Guardian est un jeu d'aventure épuré. On y incarne un enfant qui se réveille dans un lieu mystérieux en compagnie d'une immense créature qu'il nomme "Trico".
Je suis colère. L'univers du jeu est beau et fascinant. Trico est une bête maladroite, douce et terriblement attachante. L'histoire en elle même est originale, troublante et poétique. Le problème c'est que le jeu est injouable... Enfin si, je l'ai fini en moins de 15h, mais ce n'était pas une partie de plaisir... D'autant l'univers est magnifique, d'autant les graphismes ne sont pas à la hauteurs d'un jeu PS4. Un travail méticuleux a été fait sur les détails en dépit du gameplay et de la prise en main du jeu, on aurait voulu avoir les deux !! Les interactions avec Trico sont riches mais certains des ordres qu'on pourras lui donner au court de l'histoire manquent de sens ou d'explications. De plus, l'IA de ce dernier met un temps fou à comprendre ce qu'on lui demande ce qui ralentit encore le rythme déjà pas très vif et rend certains passages enrageant. Nombre de fois il faudra se battre avec les commandes de la créature afin de la diriger là où on le souhaite. C'est très pénible d'autant que la caméra est complètement folle et qu'elle nous envois très régulièrement dans le décors (petit exemple trouvé sur youtube pour vous donner aperçu ici). Ceci ajouté aux bugs de textures rend l'ensemble assez abominable.

Je suis très déçu car l'histoire est vraiment belle, l'animal a des animations d'une justesse infinie, il y a des moments d'une émotion folle, d'autres épiques et les énigmes sont plutôt bien pensées. Mais voilà, une durée de vie un peu courte (quoi que vu la qualité de prise en main, ce n'est pas plus mal), les problèmes de caméra, la maniabilité abominable (et je ne parle pas du fait que la touche de saut est le triangle !! Vive l'intuitif !), les bugs font que ce jeu ne vaux absolument pas sont prix. Il est vendu neuf à 70 euros, c'est un peu scandaleux je trouve pour une édition de Sony qui n'est pas à la hauteur de jeux comme Life is Strange ou Dreamfall Chapters mile fois plus propres et fait avec des budgets pourtant plus restreints mais aussi vendu à des prix ne dépassant pas les 30 euros neuf. Du coup je vous conseil plutôt de regarder des let's play comme ceux d'Atomium, ce sera plus rentable.

vendredi 16 décembre 2016

Livre : Un radeau jaune sur l'eau bleue

          Fin des années 80, début 90, Rayonna est la fille de Christine, elle même est celle d'Ida. Trois générations, trois histoires qui n'en forment qu'une au cœur d'une réserve indienne du Montana.

A travers les yeux de chacune, en trois parties, le roman nous plonge un peu plus profondément dans le passé de la famille. On découvre ainsi que les choix des adultes, qui semblent complètement inconscients, ont une histoire, qu'ils sont les conséquences de faits et que tout n'est pas noir ou blanc mais plutôt gris. Trois personnages farouches et sauvages qui se scrutent, se jaugent, se mettent à l'épreuve en essayant de se protéger et de survivre aux événements. Une histoire de vie qui raconte des blessures et en montre les répercutions. L'univers y est dépouillez, le vide, l'aridité de l'environnement reflètent bien ces traversées du désert que vont faire Rayonna, Christine et Ida. Une transmission abordée par le secret, chacune en porte un lourd et la communication ne se fait pas par les mots. C'est actuellement le seul livre que j'ai lu deux fois, il m'avait marqué au fer blanc et le redécouvrir m'a surprise, le souvenir de l'ambiance générale était intacte mais les secrets et les ressorts de l'histoire, oubliés. L'écriture de la première partie est un peu hésitante et parfois agaçante, c'est la voix de Rayonna, une jeune fille de 15 ans, le vocabulaires et les tournures de phrases sont les siennes. Une immersion totale dans une histoire dure et chargée en émotions qui expose des parcours remplis d'expériences de vie plus ou moins violentes. 

jeudi 15 décembre 2016

Série (Documentaire) : Planète Terre II

          Planète Terre II est une série documentaire de 6 épisodes présentant faune et flore sauvage via des images splendides et plutôt inédites.

Découverte par hasard, j'ai cliqué par curiosité. J'ai toujours regardé beaucoup de documentaires animaliers mais je ne pensais pas accroché en un épisode. Les images sont à couper le souffle par leurs cadrages et leur qualité, les sujets sont originaux et j'ai ainsi découvert en un épisodes beaucoup d'espèces ou de comportements qui mettait vraiment inconnus et ça m'a surprise vu mon bagage de départ. J'ai eu la sensation de voir quelque chose de complètement nouveau. Le narrateur parait un peu loufoque au début puis rend l'ensemble dynamique et homogène. C'est parfois filmé comme au cinéma, donnant un aspect dramatique mais jamais surfait. C'est un western, une comédie, un film d'horreur, un film d'action, une romance mais surtout la vrai vie. Les épisodes se terminent sur un journal de bord assez bref nous montrant l'envers du décors et laissant la parole aux personnes ayant fait les prises de vue. 


Visionnage : saison 1.

Série : Divorce


     Lors d'une soirée un peu mouvementée, Frances prend conscience que sont couple avec Robert ne tient plus la route et lui annonce qu'elle souhaite divorcer. S'en suis une joute hostile entre eux, partagés entre incompréhension et indignation.

Cette série HBO est loin de ses comparses Game of Thrones ou Westworld. Chaque épisode dure une trentaine de minutes, ce qui permet de garder un bon rythme à la série. Dix au total pour la saison une avec un fond est un peu vide. Les blagues fonctionnent, les personnages sont attachants mais on reste en surface. Les enjeux sont trop mineurs ou le semblent en tout cas. Rien de bien folichon mais ça se regarde avec simplicité et ça à le mérite de ne pas s'éterniser. C'est un divertissement simple, une comédie correcte, sans grande profondeur certes mais qui montre des scènes de vie aux teintes réalistes. 

Visionnage : 1 saison

mardi 13 décembre 2016

Film : The Danish Girl


          The Danish Girl raconte l'histoire d'un couple de deux danois : Gerda et Einar Wegener. Gerda est artiste peintre et alors que son modèle a annulé une nouvelle fois leur rendez-vous, elle demande à son mari de se grimer en femme afin de finir son tableau. Cette expérience réveil en Einar un douloureux secret et fait resurgir en lui Lili, sa vrai personnalité.

C'est la tragique histoire d'une personne transgenre qui a vécu dans les année 30. Un couple pionnier d'une lutte encore d'actualité. La résistance du personnage de Gerda est glaçante de réalisme. Eddie Redmayne, interprète de Lili, a un jeu d'une justesse troublante. Je l'ai découvert dans Les Animaux Fantastique et il m'a fasciné dans ce film. A vrai dire, l'histoire est passé au second plan. J'était hypnotisée par son jeu d'acteur et par ce personnage transgenre assez difficile à cerner. Il y a beaucoup de vide, peu de dialogues et c'est l'émotion qui est au centre. Je reste mitigé, le film ne m'a pas touché plus que ça malgré l'intensité des acteurs et le sujet sensible qui y est traité. Peut-être que la réalisation est un peu trop froide et nous invite à une contemplation plus qu'à une immersion.

vendredi 9 décembre 2016

Jeu Vidéo : Endless Legend

Plateforme : PC
          Endless Legend est un jeu de stratégie tour par tour, fantastique, aux allures de Civilisation.

Ce 4X (exploration, expansion, exploitation et extermination) propose un système de héros assez original ainsi que de multiples quêtes. Le gameplay est riche mais assez simple à prendre en main même si cela demande un certain temps vu sa densité, le didacticiel n'est pas de trop ! Esthétique, il nous propose un univers original qu'on a plaisir à découvrir. Les factions y sont nombreuses et variées et il existe également un éditeur de faction à la manière de la création de race de Stellaris. Par contre, à la différence de ce dernier, en baissant juste un peu les graphismes, le jeu tourne très bien sur ma veille bécane et ça c'est vachement cool ! 


Après une 20 ène d'heures sur le jeu, je n'ai pas testé toutes les factions et me suis un peu enfermée dans la première proposée, les Indomptés, afin d'essayer d'aller au plus loin. La difficulté me semble assez vite élevée mais j'ai pu jouer sans être contrainte de faire la guerre systématiquement en rusant de diplomatie et ça, c'est agréable ! L'absence de mode campagne m'a un peu frustré mais les quêtes qui rythment le jeu sont assez sympas. Il y en a différents types, des quêtes de factions, des coopératives entre les différents joueurs/iA et des quêtes de compétitions entre ces derniers. Je n'ai pas (encore ?) testé le mode multi, mais il existe !
Je regrette cependant les longueurs du jeu notamment pendant les phases de combats manuels qui sont très vite insupportablement longues si on n'active pas l'accélération de ces derniers dans les paramètres de la partie. Ils peuvent être joués ou automatisés mais il est vrai que leur lenteur ne donne pas très envie de mettre la main à la patte quand on a pas trouvé l'option d'accélération. Il existe également une personnalisation des classes et des unités nous proposant de changer le stuff de celles-ci à notre guise afin de les optimiser et c'est fort appréciable ! 


En bref, c'est une très jolie surprise ! Un jeu riche, dans un univers fantastique à découvrir avec curiosité et plaisir. Quelques longueurs dans la partie sont un peu regrettables mais c'est le propre de ce style de jeu. Les héros et les quêtes apportent une plu value même si il n'est pas aisé de comprendre tout les tenants et aboutissants au départ. Les factions sont très différentes et apportent une diversité de styles de jeu. Et le tout pour seulement 30 euros sur Steam, voilà qui fait plaisir ! 

Série : Black Mirror


        Troublante série composée d'autant d'histoires différentes que d'épisodes. Un fil rouge : les dérives des nouvelles technologies. C'est une multitudes de courtes fictions toutes dissociées les unes des autres.


Étranges et fascinants, on peut regarder chaque épisode dans l'ordre qu'on souhaite. Chacun dure entre 40 minutes et une heure environ, mettant en scène les vices humains et nous laissant mal à l'aise face à des questions éthiques et morales . Dérangeants et criants de vérités, les quelques épisodes qui composent cette série sont particulièrement bien réalisés. Il n'y a jamais "une bonne décision", un bon choix, on nous pousse à aller dans un sens, on nous retourne et on nous montre que ces derniers ne coulent pas de source. Les scènes sont violentes plus par leur sens que par les images montrées. Le gore et le trash sont supposé, c'est le cerveau qui fait tout le travail et rend les situations encore plus glauques et parfois insoutenables. Certains épisodes plaisent ou touchent plus que d'autres, je pense que c'est à l'appréciation de chacun. Ça ne fait pas particulièrement peur mais ça dérange au point de peut-être en choquer certains. C'est une expérience particulière qui fait réfléchir et qui à un gout amère, mais une expérience de qualité.

Visionnage : 2 saisons