mercredi 30 novembre 2016

Film : Le Nom des gens



          Arthur Martin, Jospiniste prudent aux habitudes plan plan, donne une interview à France Inter sur les risques liés au virus H5N1. Bahia Benmahmoud, fraîchement débarquée dans les locaux de la radio pour son nouveau job, entend ce dernier. Outrée, celle-ci fait irruption dans le studio et accuse Arthur d'être un fasciste prônant un discours sécuritaire. Bahia ayant pour habitude de coucher avec ceux qu'elle appelle les "fachos" afin de les convertir à sa cause, elle décide donc de séduire ce dernier.

Cette comédie française est rafraîchissante. La sulfureuse Bahia, un peu hystérique par moment, est un personnage drôle et attachant. Le duo qu'elle forme avec cet Arthur, homme banal qui ne fait pas de vagues est absurde et c'est ce qui fait fonctionner le film. C'est une histoire d'intégration, une histoire sur l'immigration, sur la vie en France, sur les secrets de familles et sur les rencontres. C'est doux, drôle, parfois piquant et emprunt de souffrances.

mercredi 23 novembre 2016

Film : Les Animaux Fantastiques



          Norbert Dragonneau est un sorcier britannique, passionné par les créatures magiques, fraîchement débarqué aux Etats-Unis dans un contexte des plus tendus. Nous somme en 1926 et le Congrès Magique fait fasse à une créature invisible qui ravage la ville de New York menaçant ainsi de révéler existence de la magie au reste du monde.



Fin du suspense : ce film est remarquable. Après avoir été bercer par la Saga Harry Potter toute mon enfance, me voilà qui me replonge dans l'univers magique de J. K. Rollings par un nouvel angle. 
L'univers de fond reste le même mais on change d'époque, de lieux, on prend des protagonistes plus âgés et des enjeux différents. Et oh miracle ! Ca fonctionne ! Le film est, à mon avis, principalement fait pour les Potter-fans ayant grandit. Je garderais toujours cette nostalgie de la découverte de l'univers fantastique d'Harry Potter, mais revisionner ces films qui ont plus ou moins bien vieillis, qui sont tournés jeune publique, je n'y prend plus autant de plaisir... Et là, j'ai eu l'impression que cette nouvelle saga était faite pour me rattraper, me replonger le nez dedans et toucher un publique plus âgé. A vrai dire, je pense même que je la préfère déjà ! Plus mature, plus grandiose, plus fine dans son humour, peut-être plus difficile d'accès pour les non-initiés mais c'est un vrai régal dans mon cas.  


Le film réussit ainsi à être complet, entier et indépendant tout en venant titiller nos souvenirs. Il mêle le grand spectacle aux blagues légères, remplissant l'espace d'une multitude de petits détails travaillés qui donnent une richesse folle à l'univers. Les personnages sont terriblement attachants et interprétés par des acteurs très talentueux. Le film est esthétique et nous en met plein la vue. A part une scène où Nobert caresse un de ses animaux, où j'ai aperçu la supercherie par un léger manque de réalisme dans ses mouvements, tout colle ! C'est de l'ordre du détail à ce niveau là. 
    J'ai néanmoins regretté un ou deux éléments scénaristiques qui n'étaient pas assez justifiés. Le fossoyeur de Films les a lui aussi noté dans sa critique :

- Ainsi la destruction en chaîne dans New York qui arrive vers la fin, me parait complètement superficielle vis à vis de l'histoire et semble avoir pour unique but de rajouter de l'action grandiose, ce qui en gâche un peu la saveur... 

- Et la solution miracle au tout dernier problème qui, pour reprendre les mots du fossoyeur, laisse un petit gout amer de "Ta gueule c'est magique". 

Dommage, on était presque sur un sans faute ! Les autres grands ressorts de la recette des films à succès Américains qui traversent cet opus sont bien emmené et ne ternissent pas le film, à mon gout. Au contraire, ils dynamisent un peu l'ensemble et sont dosés avec justesse. Presque, presque parfait ! Je vous laisse donc découvrir le premier volet de cette nouvelle Saga et, je l'espère, le savourer avec autant de plaisir que moi !




Ah et ... SPOILER ALERT :
Et ce moment OMFG où le film te dit "Et ouais, ya Johnny Depp dans un Harry Potter, QUESTAAAAAA!"

lundi 21 novembre 2016

Film : Nous trois ou rien


          Nous trois ou rien, c'est l'histoire d'Hibat un avocat qui vient d'un village en Iran et d'une famille plus que nombreuse mais aussi celle de la belle et déterminée Fereshteh. Tous deux partagent des engagements politiques très fort et sont prêt à risquer leurs vies pour leurs idéaux. Une biographie familiale retracée par leur fils sous les traits d'une comédie. 


C'est un film qui parle de choses très violentes, réelles et cruelles de l'histoire de l'Iran. La répression, l'oppression, la censure, la dictature, les espoirs déçus, la peur, l'exil, la misère et j'en passe... Tout cela traité avec humour et par des humoristes. C'est fin et bien vu. Kheiron aborde ainsi des sujets très sérieux avec dérisions sans pour autant enlever de l'importance aux faits. Cette comédie est profondément humaine, parfois emprunte d'un peu de lourdeur mais le contraste que cela provoque avec la dureté de certains fait la rend presque nécessaire par moment. Uniquement sur le plan de la comédie, j'ai vu mieux, mais ce double regard est très bien mené et le film gagne une profondeur assez folle grâce à cela. Un très bel hommage à ses parents, touchant, profond, sincère mais fait avec une légèreté oxygènante.

Jeu Vidéo : Brothers - A Tale of Two Sons

Plateforme : PC
     Brothers est un jeu d'aventure contemplatif au gameplay plutôt simpliste. Vous incarnerez deux frères partant à la recherche d'un remède afin de sauver leur père.

Ce jeu est un parcours poétique très beau mais aussi parfois sombre et glauque. Les décors sont successivement colorés et féeriques puis sanglants et morbides. L'histoire est dure malgré l'absence de paroles. On traverse ainsi les différents tableaux qui composent ce monde riche, jouant les deux personnages en même temps sur une même manette. J'ai fait ce jeu à deux, partageant ainsi cette dernière et me coordonnant avec mon partenaire afin d'avancer dans l'histoire ensemble, chacun interprétant l'un des deux protagonistes. Ça s'y prête plutôt bien même si ce n'est pas toujours simple de ne pas se luxer un poignet quand on est maître que de la moitié de l'objet. Le parcours linéaire est agrémenté de plein de petits secrets à découvrir, permettant une meilleure immersion sans rallonger excessivement la durée de vie du jeu. Cette dernière est plutôt courte mais cela ne m'a pas gêné dans la mesure où nous jouions à deux et que c'est ce moment de partage devant un objet artistique qui prenait le dessus sur le reste. Simple mais complet, l'expérience proposée par ce court opus est touchante et je vous la recommande.

vendredi 11 novembre 2016

Série : Westworld







Westworld est un parc futuriste aux allures de western remplit d'androïdes appelés les "hôtes". Ces derniers, inconscients de leur condition, vivent des scénarios scriptés afin de divertir les visiteurs humains. Ils sont ainsi fréquemment mis à jours par l'équipe de Robert Ford, leur créateur, afin de paraître de plus en plus réaliste. 





Ce monstre de série, produite par HBO, est, pour l'instant, à la hauteur de ce qui avait été annoncé. Une série aussi riche que l'immense Game of Thrones, dans un univers qui lui est propre, tout aussi fournit en intrigues bien que complètement différent. C'est non seulement esthétique, rythmé, complet mais aussi extrêmement bien travaillé. Les images influencent notre compréhension par leurs cadrages, leurs couleurs et les théories des fans se multiplient rendant l'expérience du visionnage encore plus immersive. On nous dit les choses à demi-mots, suffisamment pour suivre mais aussi assez pour piquer notre curiosité sur les réelles intentions de chaque protagoniste. L'ensemble est très bien équilibré, les possibilités étendues. J'avais peur d'un essoufflement rapide avec un speech de base "les robots se rebellent", mais en fait pas du tout, tout est emmené avec finesse, tout semble mesuré et réfléchit. On s’interroge sur la nature même de l'humanité juste en visualisant les étapes de fabrication et maintenance des hôtes. Ça remue, ça bouscule tout en restant aseptisé. Ne vous attendez pas à une série soft pour autant, le sang, le sexe, la violence, tout y est, mais sans excès. 

Une série qui promet du lourd, du très très lourd ! 

Visionnage : 1 saison

Livre : Fille du Destin






     Eliza a été élevée dans la famille Sommers. Son origine reste énigmatique mais l'attachement de Miss Rose pour cet enfant est si tenace que personne ne remet en cause sa légitimité. Une histoire d’émancipation à travers la poursuite de l'amour en pleine conquête de l'Ouest.


C'est le second volet d'une trilogie dite involontaire de l'auteure : précédée par "La maison aux esprits" et suivit de "Portait sépia". L'histoire est fluide, elle nous présente de nombreux protagonistes, un pan de la conquête de l'ouest et de la ruée vers l'or. Toujours à jouer entre douceur et brutalité, Isabel Allende maintient cet équilibre tout au long du récit. Les personnages sont attachants, l'aventure prenante et la romance plutôt en retrait malgré son rôle de fil rouge.