lundi 26 septembre 2016

Youtube : La Castor

            Piquant, drôle, pertinent, La Castor est une chaîne qui aborde des sujets graves sur le ton humoristique. Découverte grâce à MadmoiZelle.com, j'ai tout de suite dévoré l'intégralité de ses vidéos. Avec dérisions elle parle de nombreux sujets engagés en les détournant en courtes parodies. La qualité de la réalisation est bonne, l'humour est bien dosé et la vidéaste attachante. En chanson, poésie, documentaire, clip ou tuto factices, elle transmet ses valeurs avec audace et ça fait du bien.


Jeu vidéo : Pokémon Uranium

Plateforme : PC
           Pokémon Uranium est une nouvelle version du jeu classique Nintendo créé par des fans et interdit pas la filière. Et c'est bien dommage car c'est un excellent opus. 

Mettons les choses dans leur contexte, je ne suis pas une fan invétérée des jeux Pokémon (déso), j'ai décroché à la fin de la seconde génération et je ne joue pas très stratégique. De plus le jeu étant en anglais, j'étais septique car j'ai un niveau bac plutôt bas. Mais en fait tout va bien.

  • VO :
Réglons toute suite le problème des non-anglophones, vous n'avez pas besoin d'être complètement bilingue, on s'en sort plutôt bien avec un petit niveau car le vocabulaire est très simple.

  • POKEMON :
Les nouveaux Pokémon sont quant-à eux assez badass, avec des doubles types qui font du bien : eau-électricité ; insecte-feu; insecte-fée; dragon-glace ; combat-ténèbres ... Et ça c'est vraiment cool. Le problème devient alors celui de faire un choix. Quelques Pokémon des "vrais" générations ont été repris et complétés, ainsi Férosinge aura une troisième évolution nommée Empirilla, l'oublié Insolourdo devient un beau dragon-vol... Ah, et oui, il y a Evoli ! 

Les méga-évolutions sont aussi présente dans le jeu même si j'avoue ne pas y comprendre grand chose et n'ayant pas de références de ce qui se faisait à ce niveau dans les jeux officiels, je ne saurais dire si c'est réussit ou non.

Un nouveau type fait également son apparition : le type Nucléaire. Les Pokémon nucléaires sont dotés d'attaques très puissantes qui affectent tout les types de Pokémon ou presque mais sont, en parallèle, très faible au niveau défensif devant ses derniers.

  • LES STARTERS :

Il y a trois staters aux doubles types électricité-eau, feu-sol, plante-acier, qui ont chacun une évolution et une méga-évolution. Attention cependant, vous aurez droit à un questionnaire du professeur pour choisir votre Pokémon et ce n'est donc pas vous qui le choisirez directement, soyez vigilant pour ne pas être déçus ! (Bon, chaque question à trois réponses, une bleue, une rouge et une verte, ça me parait assez simple de comprendre comment ça fonctionne)

  • HISTOIRE :

L'histoire est attrayante et agréable. Je n'ai sans doute pas compris tous les tenants et aboutissants, mais j'ai apprécié qu'en parallèle des arènes à combattre, je sois régulièrement sollicité pour régler des problèmes liés à des catastrophes nucléaires inexpliquées. Le personnage qu'on incarne a un vrai background, son rival aussi et son côté gamin qui chouine est attendrissant. Et me retrouver Hokage dans un jeu Pokemon, ça m'a fait beaucoup rire !

  • DIFFICULTÉ :

La difficulté est croissante et très équilibrée ce qui donne des nouveaux objectifs réguliers qui font du bien. C'est d'ailleurs parfois très corsé ce qui m’emmène au petit point négatif :
Sur la fin, avant la ligue, si on a eu le malheur d'utiliser un peu trop le multi-xp, on doit passer par une phase interminable de pex afin de battre le boss Urayne (lvl 65). J'ai du faire prendre presque 10 niveaux à mes Pokémon et passer donc plusieurs heures à faire des allés-retour sur une zone d'agro pour pouvoir l'affronter sans perdre. Ça m'a un peu fatiguée.

  • DURÉE DE VIE :

Très longue, comme tous les jeux Pokémon, mais au moment où j'ai eu peur de me lasser, j'ai vu le bout de l'histoire. Le jeu n'est pour autant pas finit mais la sensation de satisfaction redonne du souffle.

En somme ce jeu vaut le détour, et là où je me lassais vite sur les anciennes versions, l'histoire m'a portée au bout. Je pense que c'est le gros point fort de l'opus, le travail du scénario, même si il reste un peu bateau, nous donne vraiment envie de continuer. On a vraiment pas l'impression de jouer à un fan-game ! Et puis, même en combat pendant la ligue, j'ai découvert de nouveaux Pokémon, et ça ça fait plaisir !

dimanche 18 septembre 2016

Série : Flesh and Bone


        Claire est une jeune femme qui s'enfuie un soir de la maison familiale pour aller tenter sa chance à l'American Ballet Company à New York. Danseuse de talent, elle arrive à se faire recruter et débute alors l'histoire de son ascension.


Captivante, cette mini-série de 8 épisodes ne vous laissera pas indifférent. Un sens de l'esthétique très travaillé mêlant ombre et lumière sublime des plans tantôt transpirants la poésie, tantôt glauques. Ce mélange entre douceur et raffinement en opposition à une violence et un sens du morbide n'est pas sans rappeler le film Black Swan. Moins surréaliste, la série nous tient en haleine en jouant entre les plans, les couleurs et la musique. Les successions de douceur et de brutalité, sans transitions, contribuent à renforcer l'impression que le destin des personnages ne tient qu'à un fil. Effort, travail, grâce, douleur, cruauté, tendresse, fragilité, rigueur, tout ce mélange dans un résultat ambiguë qui nous frustre encore et encore. Mais c'est une bonne frustration.



L'histoire est presque effacée par tous ses changements d'états émotionnel. L'ensemble reste néanmoins aéré, nous laissant tout de même des espaces pour reprendre notre souffle. On vit la préparation au ballet avec intensité sans pour autant s'identifier vraiment aux personnages. Ne vous attendez pas à une série pleine de romances et de belles histoires humaines. Non, les relations sont plus souvent cruelles et très grises. Toujours à jouer avec les nuances, rien n'est acquis. Il n'y a pas de gentils, pas de méchants juste une multitude d'âmes un peu perdues. La série joue avec les frontières et les limites et je pense que c'est une oeuvre d'art, à prendre comme telle et pas autrement.

lundi 5 septembre 2016

Film : Tarzan

          Tarzan a été élevé par des gorilles et a passé la majorité de sa vie dans la jungle, néanmoins il a su s'adapter à la civilisation et s'établir dans l'aristocratie sous le nom de John Clayton. Convié au Congo par un émissaire, Jane, son épouse, insiste pour l'y accompagner.

Cette adaptation du classique Disney prend une approche très intéressante :
John n'a pas envie de redevenir Tarzan. Le film explore le passé du héros par des brides de flashback assez rapide et se concentre majoritairement sur l'action présente. Il est esthétique et malgré que logique et cohérence soit souvent laissées de côté pour le grand spectacle, cela reste agréable à regarder. Les personnages sont caricaturaux et beaucoup trop badass pour être réalistes mais plus c'est gros plus ça passe ! Jane ne se laisse pas marcher sur les pieds, le Doc est attachant au possible et Tarzan envoie du lourd en combat. Néanmoins le côté surréaliste de l'oeuvre étant excusable, le manque de profondeur dans l'intrigue et chez les protagonistes l'est beaucoup moins. La fin est également tellement surfaite que j'ai décroché. C'est dommage, la base était bonne et le film a pas mal de points positifs à son actif. Réussir à me faire oublier la cohérence et les principes physiques de gravité pour profiter du show c'est très fort, en abuser c'est du gâchis. Le scénario qui aurait mérité un peu plus d'attention mais cela reste un bon divertissement.

dimanche 4 septembre 2016

Film : Colonia



         Lena, jeune hôtesse de l'air, fait une visite surprise à son amant Daniel. Ce dernier, émigré récemment au Chili, lutte en faveur du président Salvador Allende en mettant à l'oeuvre ses talents de photographe. Pendant le court séjour de sa compagne, un coup d'Etat éclate, renversant le pouvoir et menaçant tout les opposants politiques. Daniel est alors arrêté et conduit dans un camp secret : Colonia Dignidad.


Poignant, ce film nous emmène au cœur de l'horreur de cette dictature militaire. La charmante Emma Watson joue un personnage culotté qui nous donne une bonne leçon de courage. L'oeuvre a pour mérite de nous montrer des atrocités sans nous servir de la violence gratuite ni du pathos larmoyant. Avec une réalisation équilibrée, elle nous remue mais ne nous montre pas "du sang pour du sang" et utilise assez bien la suggestion. Des faits nous sont racontés à travers deux personnages particulièrement rusés et déterminés qui manquent, certes, un peu de profondeurs mais cela ne dessert par le récit, au contraire.
C'est un film historique aux allures de thriller très bien fait dont on aurait tord de se priver.


vendredi 2 septembre 2016

Film : Room

 

        Room est un drame racontant l'histoire d'une mère et son fils de 5 ans, Jack, séquestrés dans une pièce depuis des années. Cette jeune maman essaie tant bien que mal de garder le cap et d'élever son enfant au mieux malgré leur captivité commune, faisant face à son fils qui ne connait pas le monde extérieur.

Je m'attendais à un film d'une violence inouïe avec des scènes de suspenses typiques des thrillers mais il n'en est rien. Il nous heurte non pas par sa réalisation mais par son écriture. Un contraste saisissant rythme l'oeuvre, opposant la naïveté de cet enfant à une réalité dramatique que sa mère vie pleinement. Les deux acteurs principaux sont brillants et bouleversants. Tout est exprimé à travers les émotions des différents personnages par des regards, des cris, des replis, le tout avec une finesse touchante. Le traumatisme, la douleur, la place des proches, dire, comprendre, avoir de l'empathie, le monde extérieur, l'apprentissage, le désespoir... Tout sonne juste. C'est très bien fait, ça secoue et ça nous touche. Les images sont belles et les personnages complets.  Je vous le conseille vivement.