mardi 27 décembre 2016

Jeu de société : 7 Wonders Duel


      7 Wonders Duel est la version pour deux joueurs du jeu du même nom. Il s'agit d'un jeu de société de type stratégique où l'on accumule des bâtiments et des ressources au fil des âges afin de dominer son adversaire.

Ce divertissement propose différentes stratégies :
  • victoire scientifique (6 symboles de cartes scientifiques différents accumulés - victoire immédiate)
  • victoire militaire (10 points militaires sur la frise correspondante - victoire immédiate) 
  • victoire par points (comptage à la fin du troisième âge du total accumulé).

Il y a donc trois âges représentés par trois pyramides de cartes disposées successivement au milieu de la table. Chacun son tour, chaque joueur peut soit construire une carte bâtiment (avec ses ressources, des pièces ou des bâtiments déjà possédés qui affichent le même symbole que celui sur la carte désirée), défausser une carte de la pyramide pour obtenir des pièces ou construire une des quatre merveilles qu'il possède en sacrifiant également une carte ce qui activera le pouvoir de cette dernière. 

Ainsi, les stratégies peuvent variées en court de partie et il faut faire attention au facteur chance liés à l'ordre de composition des cartes de la pyramide de l'âge. D'autres cartes comme celles des bâtiments de commerce apportent des subtilités sur le style de jeu adopté en attribuant différent bonus pour l'achat de ressources par exemple. Au cours de la partie, il y a également 6 jetons disposés au sommet de la frise militaire que l'on peut obtenir au cumulant deux symboles scientifiques similaire (1 jeton au choix par paire de symboles) et qui attribuent des pouvoirs spéciaux aux joueurs (exemple : un jeton permet au joueur A de récupérer toutes les pièces payées à la banque par le joueur B lorsque celui-ci achète des ressources).

Le jeu est plus simple qu'il n'y parait. Esthétique, facile à prendre en main, très plaisant fasse à un joueur habitué car le facteur chance reste important même s'il n'est pas dominant. Les parties durent environs trente minutes et sont globalement assez équilibrées même si il arrive exceptionnellement que l'on sente sa défaite arrivé très tôt dans la partie. 

lundi 26 décembre 2016

Jeu vidéo : The Last Guardian

Plateforme : PS4
          The Last Guardian est un jeu d'aventure épuré. On y incarne un enfant qui se réveille dans un lieu mystérieux en compagnie d'une immense créature qu'il nomme "Trico".
Je suis colère. L'univers du jeu est beau et fascinant. Trico est une bête maladroite, douce et terriblement attachante. L'histoire en elle même est originale, troublante et poétique. Le problème c'est que le jeu est injouable... Enfin si, je l'ai fini en moins de 15h, mais ce n'était pas une partie de plaisir... D'autant l'univers est magnifique, d'autant les graphismes ne sont pas à la hauteurs d'un jeu PS4. Un travail méticuleux a été fait sur les détails en dépit du gameplay et de la prise en main du jeu, on aurait voulu avoir les deux !! Les interactions avec Trico sont riches mais certains des ordres qu'on pourras lui donner au court de l'histoire manquent de sens ou d'explications. De plus, l'IA de ce dernier met un temps fou à comprendre ce qu'on lui demande ce qui ralentit encore le rythme déjà pas très vif et rend certains passages enrageant. Nombre de fois il faudra se battre avec les commandes de la créature afin de la diriger là où on le souhaite. C'est très pénible d'autant que la caméra est complètement folle et qu'elle nous envois très régulièrement dans le décors (petit exemple trouvé sur youtube pour vous donner aperçu ici). Ceci ajouté aux bugs de textures rend l'ensemble assez abominable.

Je suis très déçu car l'histoire est vraiment belle, l'animal a des animations d'une justesse infinie, il y a des moments d'une émotion folle, d'autres épiques et les énigmes sont plutôt bien pensées. Mais voilà, une durée de vie un peu courte (quoi que vu la qualité de prise en main, ce n'est pas plus mal), les problèmes de caméra, la maniabilité abominable (et je ne parle pas du fait que la touche de saut est le triangle !! Vive l'intuitif !), les bugs font que ce jeu ne vaux absolument pas sont prix. Il est vendu neuf à 70 euros, c'est un peu scandaleux je trouve pour une édition de Sony qui n'est pas à la hauteur de jeux comme Life is Strange ou Dreamfall Chapters mile fois plus propres et fait avec des budgets pourtant plus restreints mais aussi vendu à des prix ne dépassant pas les 30 euros neuf. Du coup je vous conseil plutôt de regarder des let's play comme ceux d'Atomium, ce sera plus rentable.

vendredi 16 décembre 2016

Livre : Un radeau jaune sur l'eau bleue

          Fin des années 80, début 90, Rayonna est la fille de Christine, elle même est celle d'Ida. Trois générations, trois histoires qui n'en forment qu'une au cœur d'une réserve indienne du Montana.

A travers les yeux de chacune, en trois parties, le roman nous plonge un peu plus profondément dans le passé de la famille. On découvre ainsi que les choix des adultes, qui semblent complètement inconscients, ont une histoire, qu'ils sont les conséquences de faits et que tout n'est pas noir ou blanc mais plutôt gris. Trois personnages farouches et sauvages qui se scrutent, se jaugent, se mettent à l'épreuve en essayant de se protéger et de survivre aux événements. Une histoire de vie qui raconte des blessures et en montre les répercutions. L'univers y est dépouillez, le vide, l'aridité de l'environnement reflètent bien ces traversées du désert que vont faire Rayonna, Christine et Ida. Une transmission abordée par le secret, chacune en porte un lourd et la communication ne se fait pas par les mots. C'est actuellement le seul livre que j'ai lu deux fois, il m'avait marqué au fer blanc et le redécouvrir m'a surprise, le souvenir de l'ambiance générale était intacte mais les secrets et les ressorts de l'histoire, oubliés. L'écriture de la première partie est un peu hésitante et parfois agaçante, c'est la voix de Rayonna, une jeune fille de 15 ans, le vocabulaires et les tournures de phrases sont les siennes. Une immersion totale dans une histoire dure et chargée en émotions qui expose des parcours remplis d'expériences de vie plus ou moins violentes. 

jeudi 15 décembre 2016

Série (Documentaire) : Planète Terre II

          Planète Terre II est une série documentaire de 6 épisodes présentant faune et flore sauvage via des images splendides et plutôt inédites.

Découverte par hasard, j'ai cliqué par curiosité. J'ai toujours regardé beaucoup de documentaires animaliers mais je ne pensais pas accroché en un épisode. Les images sont à couper le souffle par leurs cadrages et leur qualité, les sujets sont originaux et j'ai ainsi découvert en un épisodes beaucoup d'espèces ou de comportements qui mettait vraiment inconnus et ça m'a surprise vu mon bagage de départ. J'ai eu la sensation de voir quelque chose de complètement nouveau. Le narrateur parait un peu loufoque au début puis rend l'ensemble dynamique et homogène. C'est parfois filmé comme au cinéma, donnant un aspect dramatique mais jamais surfait. C'est un western, une comédie, un film d'horreur, un film d'action, une romance mais surtout la vrai vie. Les épisodes se terminent sur un journal de bord assez bref nous montrant l'envers du décors et laissant la parole aux personnes ayant fait les prises de vue. 


Visionnage : saison 1.

Série : Divorce


     Lors d'une soirée un peu mouvementée, Frances prend conscience que sont couple avec Robert ne tient plus la route et lui annonce qu'elle souhaite divorcer. S'en suis une joute hostile entre eux, partagés entre incompréhension et indignation.

Cette série HBO est loin de ses comparses Game of Thrones ou Westworld. Chaque épisode dure une trentaine de minutes, ce qui permet de garder un bon rythme à la série. Dix au total pour la saison une avec un fond est un peu vide. Les blagues fonctionnent, les personnages sont attachants mais on reste en surface. Les enjeux sont trop mineurs ou le semblent en tout cas. Rien de bien folichon mais ça se regarde avec simplicité et ça à le mérite de ne pas s'éterniser. C'est un divertissement simple, une comédie correcte, sans grande profondeur certes mais qui montre des scènes de vie aux teintes réalistes. 

Visionnage : 1 saison

mardi 13 décembre 2016

Film : The Danish Girl


          The Danish Girl raconte l'histoire d'un couple de deux danois : Gerda et Einar Wegener. Gerda est artiste peintre et alors que son modèle a annulé une nouvelle fois leur rendez-vous, elle demande à son mari de se grimer en femme afin de finir son tableau. Cette expérience réveil en Einar un douloureux secret et fait resurgir en lui Lili, sa vrai personnalité.

C'est la tragique histoire d'une personne transgenre qui a vécu dans les année 30. Un couple pionnier d'une lutte encore d'actualité. La résistance du personnage de Gerda est glaçante de réalisme. Eddie Redmayne, interprète de Lili, a un jeu d'une justesse troublante. Je l'ai découvert dans Les Animaux Fantastique et il m'a fasciné dans ce film. A vrai dire, l'histoire est passé au second plan. J'était hypnotisée par son jeu d'acteur et par ce personnage transgenre assez difficile à cerner. Il y a beaucoup de vide, peu de dialogues et c'est l'émotion qui est au centre. Je reste mitigé, le film ne m'a pas touché plus que ça malgré l'intensité des acteurs et le sujet sensible qui y est traité. Peut-être que la réalisation est un peu trop froide et nous invite à une contemplation plus qu'à une immersion.

vendredi 9 décembre 2016

Jeu Vidéo : Endless Legend

Plateforme : PC
          Endless Legend est un jeu de stratégie tour par tour, fantastique, aux allures de Civilisation.

Ce 4X (exploration, expansion, exploitation et extermination) propose un système de héros assez original ainsi que de multiples quêtes. Le gameplay est riche mais assez simple à prendre en main même si cela demande un certain temps vu sa densité, le didacticiel n'est pas de trop ! Esthétique, il nous propose un univers original qu'on a plaisir à découvrir. Les factions y sont nombreuses et variées et il existe également un éditeur de faction à la manière de la création de race de Stellaris. Par contre, à la différence de ce dernier, en baissant juste un peu les graphismes, le jeu tourne très bien sur ma veille bécane et ça c'est vachement cool ! 


Après une 20 ène d'heures sur le jeu, je n'ai pas testé toutes les factions et me suis un peu enfermée dans la première proposée, les Indomptés, afin d'essayer d'aller au plus loin. La difficulté me semble assez vite élevée mais j'ai pu jouer sans être contrainte de faire la guerre systématiquement en rusant de diplomatie et ça, c'est agréable ! L'absence de mode campagne m'a un peu frustré mais les quêtes qui rythment le jeu sont assez sympas. Il y en a différents types, des quêtes de factions, des coopératives entre les différents joueurs/iA et des quêtes de compétitions entre ces derniers. Je n'ai pas (encore ?) testé le mode multi, mais il existe !
Je regrette cependant les longueurs du jeu notamment pendant les phases de combats manuels qui sont très vite insupportablement longues si on n'active pas l'accélération de ces derniers dans les paramètres de la partie. Ils peuvent être joués ou automatisés mais il est vrai que leur lenteur ne donne pas très envie de mettre la main à la patte quand on a pas trouvé l'option d'accélération. Il existe également une personnalisation des classes et des unités nous proposant de changer le stuff de celles-ci à notre guise afin de les optimiser et c'est fort appréciable ! 


En bref, c'est une très jolie surprise ! Un jeu riche, dans un univers fantastique à découvrir avec curiosité et plaisir. Quelques longueurs dans la partie sont un peu regrettables mais c'est le propre de ce style de jeu. Les héros et les quêtes apportent une plu value même si il n'est pas aisé de comprendre tout les tenants et aboutissants au départ. Les factions sont très différentes et apportent une diversité de styles de jeu. Et le tout pour seulement 30 euros sur Steam, voilà qui fait plaisir ! 

Série : Black Mirror


        Troublante série composée d'autant d'histoires différentes que d'épisodes. Un fil rouge : les dérives des nouvelles technologies. C'est une multitudes de courtes fictions toutes dissociées les unes des autres.


Étranges et fascinants, on peut regarder chaque épisode dans l'ordre qu'on souhaite. Chacun dure entre 40 minutes et une heure environ, mettant en scène les vices humains et nous laissant mal à l'aise face à des questions éthiques et morales . Dérangeants et criants de vérités, les quelques épisodes qui composent cette série sont particulièrement bien réalisés. Il n'y a jamais "une bonne décision", un bon choix, on nous pousse à aller dans un sens, on nous retourne et on nous montre que ces derniers ne coulent pas de source. Les scènes sont violentes plus par leur sens que par les images montrées. Le gore et le trash sont supposé, c'est le cerveau qui fait tout le travail et rend les situations encore plus glauques et parfois insoutenables. Certains épisodes plaisent ou touchent plus que d'autres, je pense que c'est à l'appréciation de chacun. Ça ne fait pas particulièrement peur mais ça dérange au point de peut-être en choquer certains. C'est une expérience particulière qui fait réfléchir et qui à un gout amère, mais une expérience de qualité.

Visionnage : 2 saisons

mercredi 30 novembre 2016

Film : Le Nom des gens



          Arthur Martin, Jospiniste prudent aux habitudes plan plan, donne une interview à France Inter sur les risques liés au virus H5N1. Bahia Benmahmoud, fraîchement débarquée dans les locaux de la radio pour son nouveau job, entend ce dernier. Outrée, celle-ci fait irruption dans le studio et accuse Arthur d'être un fasciste prônant un discours sécuritaire. Bahia ayant pour habitude de coucher avec ceux qu'elle appelle les "fachos" afin de les convertir à sa cause, elle décide donc de séduire ce dernier.

Cette comédie française est rafraîchissante. La sulfureuse Bahia, un peu hystérique par moment, est un personnage drôle et attachant. Le duo qu'elle forme avec cet Arthur, homme banal qui ne fait pas de vagues est absurde et c'est ce qui fait fonctionner le film. C'est une histoire d'intégration, une histoire sur l'immigration, sur la vie en France, sur les secrets de familles et sur les rencontres. C'est doux, drôle, parfois piquant et emprunt de souffrances.

mercredi 23 novembre 2016

Film : Les Animaux Fantastiques



          Norbert Dragonneau est un sorcier britannique, passionné par les créatures magiques, fraîchement débarqué aux Etats-Unis dans un contexte des plus tendus. Nous somme en 1926 et le Congrès Magique fait fasse à une créature invisible qui ravage la ville de New York menaçant ainsi de révéler existence de la magie au reste du monde.



Fin du suspense : ce film est remarquable. Après avoir été bercer par la Saga Harry Potter toute mon enfance, me voilà qui me replonge dans l'univers magique de J. K. Rollings par un nouvel angle. 
L'univers de fond reste le même mais on change d'époque, de lieux, on prend des protagonistes plus âgés et des enjeux différents. Et oh miracle ! Ca fonctionne ! Le film est, à mon avis, principalement fait pour les Potter-fans ayant grandit. Je garderais toujours cette nostalgie de la découverte de l'univers fantastique d'Harry Potter, mais revisionner ces films qui ont plus ou moins bien vieillis, qui sont tournés jeune publique, je n'y prend plus autant de plaisir... Et là, j'ai eu l'impression que cette nouvelle saga était faite pour me rattraper, me replonger le nez dedans et toucher un publique plus âgé. A vrai dire, je pense même que je la préfère déjà ! Plus mature, plus grandiose, plus fine dans son humour, peut-être plus difficile d'accès pour les non-initiés mais c'est un vrai régal dans mon cas.  


Le film réussit ainsi à être complet, entier et indépendant tout en venant titiller nos souvenirs. Il mêle le grand spectacle aux blagues légères, remplissant l'espace d'une multitude de petits détails travaillés qui donnent une richesse folle à l'univers. Les personnages sont terriblement attachants et interprétés par des acteurs très talentueux. Le film est esthétique et nous en met plein la vue. A part une scène où Nobert caresse un de ses animaux, où j'ai aperçu la supercherie par un léger manque de réalisme dans ses mouvements, tout colle ! C'est de l'ordre du détail à ce niveau là. 
    J'ai néanmoins regretté un ou deux éléments scénaristiques qui n'étaient pas assez justifiés. Le fossoyeur de Films les a lui aussi noté dans sa critique :

- Ainsi la destruction en chaîne dans New York qui arrive vers la fin, me parait complètement superficielle vis à vis de l'histoire et semble avoir pour unique but de rajouter de l'action grandiose, ce qui en gâche un peu la saveur... 

- Et la solution miracle au tout dernier problème qui, pour reprendre les mots du fossoyeur, laisse un petit gout amer de "Ta gueule c'est magique". 

Dommage, on était presque sur un sans faute ! Les autres grands ressorts de la recette des films à succès Américains qui traversent cet opus sont bien emmené et ne ternissent pas le film, à mon gout. Au contraire, ils dynamisent un peu l'ensemble et sont dosés avec justesse. Presque, presque parfait ! Je vous laisse donc découvrir le premier volet de cette nouvelle Saga et, je l'espère, le savourer avec autant de plaisir que moi !




Ah et ... SPOILER ALERT :
Et ce moment OMFG où le film te dit "Et ouais, ya Johnny Depp dans un Harry Potter, QUESTAAAAAA!"

lundi 21 novembre 2016

Film : Nous trois ou rien


          Nous trois ou rien, c'est l'histoire d'Hibat un avocat qui vient d'un village en Iran et d'une famille plus que nombreuse mais aussi celle de la belle et déterminée Fereshteh. Tous deux partagent des engagements politiques très fort et sont prêt à risquer leurs vies pour leurs idéaux. Une biographie familiale retracée par leur fils sous les traits d'une comédie. 


C'est un film qui parle de choses très violentes, réelles et cruelles de l'histoire de l'Iran. La répression, l'oppression, la censure, la dictature, les espoirs déçus, la peur, l'exil, la misère et j'en passe... Tout cela traité avec humour et par des humoristes. C'est fin et bien vu. Kheiron aborde ainsi des sujets très sérieux avec dérisions sans pour autant enlever de l'importance aux faits. Cette comédie est profondément humaine, parfois emprunte d'un peu de lourdeur mais le contraste que cela provoque avec la dureté de certains fait la rend presque nécessaire par moment. Uniquement sur le plan de la comédie, j'ai vu mieux, mais ce double regard est très bien mené et le film gagne une profondeur assez folle grâce à cela. Un très bel hommage à ses parents, touchant, profond, sincère mais fait avec une légèreté oxygènante.

Jeu Vidéo : Brothers - A Tale of Two Sons

Plateforme : PC
     Brothers est un jeu d'aventure contemplatif au gameplay plutôt simpliste. Vous incarnerez deux frères partant à la recherche d'un remède afin de sauver leur père.

Ce jeu est un parcours poétique très beau mais aussi parfois sombre et glauque. Les décors sont successivement colorés et féeriques puis sanglants et morbides. L'histoire est dure malgré l'absence de paroles. On traverse ainsi les différents tableaux qui composent ce monde riche, jouant les deux personnages en même temps sur une même manette. J'ai fait ce jeu à deux, partageant ainsi cette dernière et me coordonnant avec mon partenaire afin d'avancer dans l'histoire ensemble, chacun interprétant l'un des deux protagonistes. Ça s'y prête plutôt bien même si ce n'est pas toujours simple de ne pas se luxer un poignet quand on est maître que de la moitié de l'objet. Le parcours linéaire est agrémenté de plein de petits secrets à découvrir, permettant une meilleure immersion sans rallonger excessivement la durée de vie du jeu. Cette dernière est plutôt courte mais cela ne m'a pas gêné dans la mesure où nous jouions à deux et que c'est ce moment de partage devant un objet artistique qui prenait le dessus sur le reste. Simple mais complet, l'expérience proposée par ce court opus est touchante et je vous la recommande.

vendredi 11 novembre 2016

Série : Westworld







Westworld est un parc futuriste aux allures de western remplit d'androïdes appelés les "hôtes". Ces derniers, inconscients de leur condition, vivent des scénarios scriptés afin de divertir les visiteurs humains. Ils sont ainsi fréquemment mis à jours par l'équipe de Robert Ford, leur créateur, afin de paraître de plus en plus réaliste. 





Ce monstre de série, produite par HBO, est, pour l'instant, à la hauteur de ce qui avait été annoncé. Une série aussi riche que l'immense Game of Thrones, dans un univers qui lui est propre, tout aussi fournit en intrigues bien que complètement différent. C'est non seulement esthétique, rythmé, complet mais aussi extrêmement bien travaillé. Les images influencent notre compréhension par leurs cadrages, leurs couleurs et les théories des fans se multiplient rendant l'expérience du visionnage encore plus immersive. On nous dit les choses à demi-mots, suffisamment pour suivre mais aussi assez pour piquer notre curiosité sur les réelles intentions de chaque protagoniste. L'ensemble est très bien équilibré, les possibilités étendues. J'avais peur d'un essoufflement rapide avec un speech de base "les robots se rebellent", mais en fait pas du tout, tout est emmené avec finesse, tout semble mesuré et réfléchit. On s’interroge sur la nature même de l'humanité juste en visualisant les étapes de fabrication et maintenance des hôtes. Ça remue, ça bouscule tout en restant aseptisé. Ne vous attendez pas à une série soft pour autant, le sang, le sexe, la violence, tout y est, mais sans excès. 

Une série qui promet du lourd, du très très lourd ! 

Visionnage : 1 saison

Livre : Fille du Destin






     Eliza a été élevée dans la famille Sommers. Son origine reste énigmatique mais l'attachement de Miss Rose pour cet enfant est si tenace que personne ne remet en cause sa légitimité. Une histoire d’émancipation à travers la poursuite de l'amour en pleine conquête de l'Ouest.


C'est le second volet d'une trilogie dite involontaire de l'auteure : précédée par "La maison aux esprits" et suivit de "Portait sépia". L'histoire est fluide, elle nous présente de nombreux protagonistes, un pan de la conquête de l'ouest et de la ruée vers l'or. Toujours à jouer entre douceur et brutalité, Isabel Allende maintient cet équilibre tout au long du récit. Les personnages sont attachants, l'aventure prenante et la romance plutôt en retrait malgré son rôle de fil rouge. 

vendredi 21 octobre 2016

Film : Arizona Dream

            Axel a vingt ans et c'est un grand rêveur. Il se rend dans l'Arizona pour le mariage de son oncle et s'en suit alors un enchaînement de folles péripéties entre rêves éveillés et relations toxiques. Un classique déjanté d'Emir Kusturica en somme !

Arizona Dream est un film qui me suit depuis mon adolescence, je ne suis carrément pas objective. Complètement barré, fou, un peu dérangeant avec une pointe de tragique. C'est un exercice compliqué de vous décrire ce film qui est pour moi plus un sentiment confus et une succession d'image qu'une histoire linéaire. Johnny Depp dans le rôle de ce jeune homme perché se laisse porter dans la folie des deux femmes qu'il côtoie avec talent. Elles sont épiques et dérangeantes. Ça parle aussi d'amour, du fait de grandir peut-être aussi, de la violence de la réalité et simplement du rêve. Malgré qu'il soit drôle, ce n'est pas un film simple, ni par son propos ni par sa forme, il faut être motivé pour le voir. Il ne plait pas à tout le monde mais pour moi c'est un incontournable à découvrir ou redécouvrir encore et encore ! Attention, il date de 1993, il n'est plus tout jeune, ce qui pourrait en rebuter certain...

samedi 15 octobre 2016

Film : Miss Peregrine et les enfants particuliers

        D'après le grand père de Jacob, il existerait un lieu coupé du monde où une dénommée Miss Peregrine tiendrait une maison pour "enfants particuliers". Un endroit aux allures magiques où chaque résident serait libre de vivre avec ses capacités hors du commun sans avoir de comptes à rendre à la société. Après le décès de ce dernier, hantés par ses fables, Jacob décide de découvrir la vérité sur ce lieu.


Enfin un Burton libéré ! Drôle, glauque, effrayant, magique, féerique, décalé et coloré, Miss Peregrine et les enfants particuliers me réconcilie avec le réalisateur qui a bercé mon adolescence ! Commençons par le gros point noir de cette œuvre pour enfin vous expliquer pourquoi elle est si charmante. L'acteur principal n'est clairement pas à la hauteur du film. Le personnage effacé de Jacob est interprété de manière molle et creuse par Asa Butterfield, un jeune acteur dont je ne retiendrais pas le nom. Il semble absent, absolument pas dans le jeu et c'est bien dommage quand on voit que le gamin qui joue sa version plus jeune arrive à rendre ce personnage délavé vivant et captivant. Mais cela est très vite compensé par la richesse d'éléments scénaristiques et de personnages que nous présente le film. Le fil rouge qu'est Jacob devient très secondaire à mon goût et très vite on se laisse emporter par tous les autres protagonistes ! Et miracle absolu, ce film m'a réconcilié avec Eva Green, qui me sortait complètement par les yeux et que j'ai trouvé particulièrement convaincante dans son rôle de Miss Peregrine. L'exploit est vraiment grand, je vous assure. 


Burton se réinvente ! Dans cette adaptation, il a réussit le tour de force de mélanger ses différents styles et de les agrémenter de modernité. Le personnage d'Emma m'a terriblement fait penser à Sandra Templeton dans Big Fish, Enoch renvoie au plus récent Frankenweenie et les mystérieux jumeaux, aux personnages de L'étrange Noël de M. Jack. A côté, on a le père de Jacob, désabusé, en bermuda, en complet décalage avec tout l'univers et l’esthétique et que cela est drôle ! Chaque personnage est attachant à sa manière et le méchant tellement pitoyable qu'il en devient grandiose. Tout y passe, des paysages grinçants à ceux saturés de couleurs que Burton peut nous offrir en passant par ses créatures glauques et ses esthétiques pastelles. Grandiose et pathétique se succèdent et se complètent. Tout ce que le réalisateur maîtrise est exploité avec talent et ça fait du bien !! C'est drôle, déconcertant, complètement fou. J'ai néanmoins la sensation que si j'ai autant apprécié, c'est parce que j'avais l'impression que Burton s'adressait directement à mon âme de fan-girl en me disant "tu as vu, je sais toujours faire !" et me sentant prise à parti, j'avais juste envie de rire et de plonger dans son délire perché et de savourer. Je ne sais pas si quand on n'est pas sensible ou sensibilisé à l'univers, cela est aussi délectable ... D'après les gens avec qui j'y suis allé, il on aimé.

Attention, ce film me parait cependant à déconseiller aux jeunes enfants !

lundi 10 octobre 2016

Film : Big Eyes



              Margaret est une jeune mère passionnée de peinture qui décide un jour de quitter son mari et de recommencer sa vie. Essayant de joindre les deux bouts, elle fait la rencontre de Walter Keane, sulfureux personnage au talent très modeste, qui va l’entraîner dans une aventure fantasque.


Grande amatrice des films de Tim Burton, j'avais fait l'impasse sur cette oeuvre très peu médiatisée. Loin du fantastique et du morbide qui anime habituellement son travail, Big Eyes s’inscrit plus dans la veine de Big Fish ou Pee-wee. Une histoire plus réaliste, filmée sur des tons pastels et des personnages dilués qui se laissent emporter par des événements qui les dépassent. Je reste mitigée. Le film est beau, complètement signé Burton dans son traitement des personnages et son visuel mais l'histoire est un peu creuse et sans grand intérêt. Tout semble joué d'avance, on est satisfait par la fin mais rien ne m'a vraiment transportée ou surprise. Le personnage de Walter Keane m'a fatigué, je ne saurait dire si c'est l'acteur ou le rôle, quoi qu'il en soit, j'était contente que ça se termine. C'est un film très simple, qui nous raccroche à un univers Burtonnien familier mais sans grande profondeur ou singularité.

jeudi 6 octobre 2016

Livre : Inès de mon âme




       Inès Suarez, déclinante après avoir vécu une très longue vie, se met en tête de raconter à sa fille son aventure par le biais d'un journal un peu décousue. De la découverte du nouveau monde à la conquête du Chili, Inès nous conte ainsi ses périples et ceux des grands hommes qui on fait partit de sa vie.


J'adore la thématique de la conquête de l'Amérique depuis toujours et l'écriture d'Isabel Allende. Dans cette histoire elle nous transporte dans un monde rude et parfois cru à la découverte d'une nouvelle terre. La narration décousue faite par le personnage d'Inès Suarez nous frustre en nous "spoilant" des événements futurs par bride et en se perdant dans l'histoire mais cela donne un aspect authentique à cette dernière. On a vraiment l'impression qu'on nous raconte une histoire orale, et cela joue sur notre immersion. Espagne, Chili, inquisition, voyage, désire, combat, colonisation, racisme, rencontre, climat tropical, voyage, sang, injustices, torture, guerre, construction, personnages charismatiques ... et bien d'autres choses.

Série : The Magicians


          The Magicians nous plonge dans la vie de Quentin et Julia, deux amis d'enfance qui découvrent un jour que la magie qui peuplait leurs contes de jeunesse est en fait bien réelle. Divisés par cette découverte, chacun se met à suivre un chemin différent dans l'apprentissage de cet art traversant des épreuves cruelles et violentes.


Cette série fantastique est une très jolie découverte.  Un Harry Potter plus  adulte  et  plus
diversifié. Je dirais même, un peu plus qu’un Harry Potter. Les protagonistes sont nombreux, les mystères opaques et les événements se succèdent un peu comme dans un rêve. Mêlant intrigues magiques et épreuves de la vie aux travers du parcours de ces jeunes adultes, la série est très vite prenante et les rebondissements nombreux. La manière de traiter la magie en elle même et la façon de l'exercer est fascinante, le monde qui va avec est d'ailleurs assez riche. L'histoire nous happe sans non plus nous tenir dans un suspense accablant, faisant ainsi de chaque épisode un moment satisfaisant. Des surprises, pleins de surprises vous attendent ! On ne joue pas avec nos émotions à l’excès, ni avec nos peurs, on nous emmène dans une sorte de contemplation tout en gardant notre attention avec une aventure charnue. Des références à la pop culture disséminées un peu partout nous font sourires. L'humour est de la partie, même si il a tendance, de plus en plus, à virer au graveleux... 

Néanmoins quelques petits passages un peu naïfs emmenés par la maladresse quelque peu grossière de certains personnages gâche un peu l’immersion. La série semble vouloir s'éloigner d'un schéma classique du héros central pour aller vers une pluralité de personnages traités de manière assez égales, cependant, elle reste bloquée sur environs sept d'entre eux. Sept c'est déjà pas mal, me direz vous, mais certains passages laissent un vide monstrueux, on nous introduit des personnages de fond pour faire masse et ces derniers disparaissent carrément de l'écran a peine quelque instant après. Il n'y a pas de place pour des interactions extérieures à celle avec les personnages principaux et cela limite l'étendue de l'univers et desservant parfois le réalisme du scénario. Par exemple, de nombreuse fois, je me suis interrogée à propos de pourquoi les personnages n'allait pas simplement solliciter de l'aide auprès de leurs professeurs, au moins à titre indicatif. Ces derniers semblent particulièrement impuissant de manière générale, on fini par nous expliquer plus ou moins pourquoi, mais leurs connaissances supposées passent trop à la trappe à mon goût. De plus, la réalisation mettant en valeur le côté onirique de l'histoire, cela emmène parfois à des raccourcit qu'on a du mal à suivre en temps que spectateur. Cela semble encore un peu expérimental, néanmoins j'approuve vraiment le principe, surtout que certain passages de ce type servent profondément l'intrigue !


      En somme cette une bonne série fantastique, et il y en a suffisamment peu pour le souligner ! Quelques petits défauts assombrissent un peu le tableau mais n'enlèvent rien à la qualité de l'histoire. J'ai bon espoir, il y a beaucoup de matière à exploiter que ce soit au niveau des personnages comme de l'univers et simplement de cette fin épique. Ah, et ai-je précisé qu'il y a autant de femmes que d'hommes et qu'elles ont autant d'importance ? Un détail qui m'a fait du bien.



Visionnage : 1 saison (saison 2 en cours)